Résumé

Madame Juliane L'Héritière, ou la Jeune orpheline… (1882)

Oli ! laissez-moi partir avec vous, dit Elisabeth ; la route est longue, et si vous étiez malade, vous n'auriez personne près de vous.
Elle n'osa pas dire qu'elle était effrayée à la pensée de rester seule avec Camille et sa mère; et puis, elle aimait tant la vieille demoiselle, qu'il lui semblait bien pénible de se séparer d'elle. Elle la pria et la supplia vainement de l'emmener; mademoiselle Durand fut inflexible. Elle craignait, disait-elle, une fois rendue à Bourgueil, de ne plus vouloir revenir, ce qui contrarierait ses nièces, ajouta-telle avec un peu de malice
Source : Gallica

Madame Juliane L'Héritière, ou la Jeune orpheline… (1882)

Elle a bien fait d'économiser pendant sa vie ; je trouve la somme plus considérable.
Tout le monde la félicita de son bonheur; personne ne pensa à regretter mademoiselle Durand. La soirée se prolongea fort avant dans la nuit. Elisabeth s'était retirée dans sa chambre, où elle pleurait et priait pour sa bienfaitrice, sans songer qu'elle ne lui donnait rien.
Le lendemain, madame Aubry lui dit : Vous savez, Elisabeth, que la tante de Camille n'a point parlé de vous dans son testament; M. Daubier t'aurait écrit ; il va falloir que vous songiez à votre avenir.
Source : Gallica

Madame Juliane L'Héritière, ou la Jeune orpheline… (1882)

La porte s'ouvrit doucement, et une jeune fille, mise avec une extrême simplicité, vint avertir ces dames que mademoiselle Durand les attendait pour dîner. Elles ne se donnèrent pas la peine de lui répondre, et cependant elles descendirent tout de suite, dans la crainte de mécontenter la tante à l'héritage. Camille ordonna à Elisabeth de mettre de l'ordre dans sa chambre ; l'orpheline se mit en devoir de faire ce qu'elle lui commandait, ce qui fut cause que l'on était à table
quand elle entra dans la salle à manger.
Source : Gallica

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