Madame Juliane, L'Héritière, ou la Jeune orpheline… (1882)
“ Oli ! laissez-moi partir avec vous, dit Elisabeth ; la route est longue, et si vous étiez malade, vous n'auriez personne près de vous. Elle n'osa pas dire qu'elle était effrayée à la pensée de rester seule avec Camille et sa mère; et puis, elle aimait tant la vieille demoiselle, qu'il lui semblait bien pénible de se séparer d'elle. Elle la pria et la supplia vainement de l'emmener; mademoiselle Durand fut inflexible. Elle craignait, disait-elle, une fois rendue à Bourgueil, de ne plus vouloir revenir, ce qui contrarierait ses nièces, ajouta-telle avec un peu de malice ”
