Madame Juliane

Élements biographiques

Madame Juliane,  Noël ou L'enfant trouvé (1879)

“ Hélas !
monsieur le comte, il a pleuré avec nous, et je voulais être certain que c'était bien votre fils avant de vous l'amener. Vous l'amener, continua Yvon avec douleur; oh non! je ne le pourrai jamais.
Le comte, ému de son chagrin, l'entraina vers la maison où sa femme et sa fille étaient restées. Mais en approchant, il vit la comtesse qui accourait et qui tenait dans ses mains la petite robe de velours et les souliers garnis de boucles de brillants que le fils adoptif du pêcheur portait le jour où il était entré
pour la première fois à la chaumière, apporté par Marie-Anne.
”
Source : Gallica

Madame Juliane,  L'Héritière, ou la Jeune orpheline… (1882)

“ Oli ! laissez-moi partir avec vous, dit Elisabeth ; la route est longue, et si vous étiez malade, vous n'auriez personne près de vous.
Elle n'osa pas dire qu'elle était effrayée à la pensée de rester seule avec Camille et sa mère; et puis, elle aimait tant la vieille demoiselle, qu'il lui semblait bien pénible de se séparer d'elle. Elle la pria et la supplia vainement de l'emmener; mademoiselle Durand fut inflexible. Elle craignait, disait-elle, une fois rendue à Bourgueil, de ne plus vouloir revenir, ce qui contrarierait ses nièces, ajouta-telle avec un peu de malice
”
Source : Gallica

Madame Juliane,  Noël ou L'enfant trouvé (1879)

“ Noël couvrait de baisers et le pêcheur et sa femme, qui pleuraient à l'idée de se séparer de lui. Il mêlait ses larmes aux leurs.
Pourquoi ne m'avez-vous pas laissé mon ignorance et mon bonheur? disaitil. Non, je le sens, jamais je n'aimerai personne autant que vous.
Tôt ou tard, répondit Yvon, tu devais la savoir; ne te désole pas; si tu n'es pas le fils du comte, tu seras toujours le nôtre.
”
Source : Gallica

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