Résumé

Collectif Théatre de campagne - Huitième série

Henriette Que vois-je, tu pleures ?
Valentine, s’essuyant vivement les yeux. Moi, non, cousine !
Henriette Enfant ! À quoi bon me cacher tes larmes ? Tu n’as pas à en rougir !... La honte n’est pas pour celui qui les verse. (L’embrassant.) , mais pour celui qui les fait couler.
Valentine, avec effort. N’importe, je ne pleurerai pas ! Ces larmes, il ne les mérite pas.
Henriette, tendrement Hélas ! ma pauvre chérie ! tu n’as pas été heureuse pour ton premier amour !... Mais qu’une chose te console. Dis-toi bien que tu aurais pu être bien plus malheureuse en devenant sa femme.
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Collectif Théatre de campagne - Huitième série

Valentine, avec conviction. Oh ! oui !
Henriette, étonnée. « Oh ! oui ! » Ah ça, comment le sais-tu ?
Valentine, embarrassée. Mais, cousine !
Henriette, insistant. Oh ! il n’y a pas de « mais, cousine ! » Et je vois bien que tu me caches quelque chose ; mais je ne te tiens pas quitte comme cela, entends-tu bien ? et tu vas m’expliquer...
Valentine, s’appuyant sur son épaule. Eh ! bien, oui là ! j’aime mieux tout te dire !... À maman je n’aurais jamais osé : avec toi je sens que j’aurai plus de courage. (Baissant les yeux.) Ah ! ma chère Henriette, si tu savais ce qu’il a fait !
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Valentine Eh ! je veux dire que je sais bien pourquoi tu parles de la sorte... et que les meilleurs avocats sont toujours ceux qui défendent leur propre cause.
Henriette Là ! je m’y attendais !... De l’aigreur !... Parce que je te dis des vérités sur monsieur de Néryss, alors cela te fâche ? Eh bien ! veux-tu que je te dise ?... Épouse-le ! Tu pourras te vanter d’avoir un mari charmant... trop charmant même... surtout avec les autres !
Valentine, avec mauvaise humeur. C’est ça, moque-toi de moi à présent ! Tiens ! vrai ! tu n’es pas gentille !
Henriette Voyons, Valentine !
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