Résumé

Portrait de Guillaume Meignan Guillaume Meignan Le mariage chrétien : discours de Mgr Meignan… (1875)

Dieu établit le mariage dans l'unité. Il ne donne à Adam qu'une seule compagne : erunt duo in carne una.
La polygamie, contraire à la paix de la famille, principe fatal de querelles, d'inévitables jalousies dans le ménage et entre les enfants, vicie essentiellement l'égalité du contrat matrimonial : la femme se devant exclusivement à son mari, celui-ci se doit exclusivement à elle. Le plus vif sentiment du cœur, l'amour, ne se partage point. La bienveillance se distribue; l'amour n'a qu'un foyer et une indivisible flamme.
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Meignan Guillaume Meignan Le mariage chrétien : discours de Mgr Meignan… (1875)

Et cependant, dans le cas de divorce, que deviendront les enfants? L'éducation de l'enfant est une œuvre commune au père et à la mère : chacun d'eux a ici son rôle nécessaire. Si la mère est seule, son autorité manquera de l'appui que Dieu lui a donné dans son mari ; si le père est seul, l'enfant souffrira toute sa vie de cette lacune immense qu'introduit dans l'éducation morale de l'enfant l'absence de la tendresse, de la vigilance, de la douce, persuasive et sainte autorité de la mère.
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Meignan Guillaume Meignan Le mariage chrétien : discours de Mgr Meignan… (1875)

Qui ne voit de prime-abord que, par sa nature, le mariage est un contrat d'une espèce à part ; qu'il n'est point résiliable comme les autres par le seul fait de la volonté des contractants, et que la durée lui est essentielle ?
Si le mariage n est pas indissoluble, l'égalité des partis dans le contrat est odieusement violée. Est-ce que le lendemain d'un divorce la condition de la femme est égale à celle du mari ?
Source : Gallica

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