Florentine de Launay, Étrennes aux grisettes (1790)
“ Ah ! monsieur le maire, comme tout change avec le temps ! Cette loi admirable sommeille aujourd’hui dans la plus effrayante léthargie ; la lubricité s’est tellement propagée de nos jours, qu’il n’est pas une rue, pas même une seule maison où, sous le titre apparent de fille honnête, il ne soit possible de compter au moins une grisette la plus dépravée : cette branche de commerce jadis si florissante et si lucrative pour l’exposante, semble, s’il est permis de s’exprimer ainsi, aujourd’hui tombée en désuétude par le grand nombre de rejettons qu’elle a produit. ”
