Résumé

Joseph de Rosny Le censeur, ou Voyage sentimental autour du Palais-Royal… (1802)

LES deux spectacles enclavés dans le Palais-Royal, prouvent que les extrêmes se touchent. L'un est le temple du bon goût, tandis que l'autre est celui de l'immoralité.
Le Théâtre Français s'élève majestueusement à l'extrémité de la même galerie , à l'autre bout de laquelle rampe honteusement celui de Montansier. Ce contraste forme une opposition si frappante, qu'il attire le souris sur la bouche de l'observateur qui en fait la remarque.
Source : Gallica

Joseph de Rosny Le censeur, ou Voyage sentimental autour du Palais-Royal… (1802)

Au seul aspect des habitués qui fréquentent le Palais-Royal, il est aisé de deviner le motif qui les y amène ; il semble que chacun d'eux porte son caractère empreint sur sa personne -, un bon physionomiste s'y méprend rarement, et l'habitude de distinguer les différentes classes d'hommes qu'il passe en revue, lui donne cette sagacité nécessaire pour porter sur chacune d'elles un jugement certain. L'attrait du plaisir et celui de l'intérêt impriment sur
chaque visage une nuance différente, qui ne trompe jamais l'habile observateur.
Source : Gallica

Joseph de Rosny Le censeur, ou Voyage sentimental autour du Palais-Royal… (1802)

Quoi ! dans ce temple où réside la majesté d'un sénat respectable, dans le même lieu où sa sagesse dicte ses décrets, on voit l'immoralité s'y promener effrontément, et lever hautement sa tête hideuse au milieu d'un peuple qui se dit l'ami des mœurs et de la philosophie !
En vain, on répète qu'il est des abus qu'il faut tolérer; les tolérer, c'est les protéger; ne pas les punir, c'est les faire naître et les multiplier.
Source : Gallica

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