Résumé

François Vidocq Le paravoleur, ou L'art de se conduire prudemment en tout pays… (1830)

Il est de mauvais ton de se récrier contre le vin, contre les mets, contre le prix du dîner qui est ordinairement fixé : tout le bruit que l'on fait en pareil cas se perd dans les airs. L'hôte, calme, immobile, est un roc qui a brisé les vagues de la colère de bien des voyageurs, et que n'ébranlera pas la vôtre. Il ne vous connaît pas, il ne vous révéra jamais ; l'important pour lui n'est pas que vous trouviez sa cuisine bonne et ses vins délicats, mais que vous les payiez.
A la table de l'auberge on est tenu à des
égards vis-à-vis de ses compagnons, et surtout de ses compagnes de voyage
Source : Gallica

François Vidocq Le paravoleur, ou L'art de se conduire prudemment en tout pays… (1830)

Je ne puis désigner par leurs noms de guerre toutes les classes de voleurs dont la capitale abonde.
Il en est plusieurs qui ne menacent que les domiciliés, et celles-là ne sont pas de mon ressort; je ne dois m'occuper que des catégories qui sont liguées contre le provincial et l'étranger, et qui couchent en joue sa malle, sa bourse ousamontre. Paris est le paradis terrestre des voleurs.
Source : Gallica

François Vidocq Le paravoleur, ou L'art de se conduire prudemment en tout pays… (1830)

Si l'étranger consent à l'accompagner, à un signal convenu, les deux affidés qui forment l'arrière-garde, prennent les devants. Le café n'est pas loin,
l'étranger y arrive avec son conducteur : celui-ci s'approche du comptoir, comme pour s'informer si la personne qu'il attend est venue, et, tandis qu'il est censé prendre le renseignement, il invite l'étranger à monter au billard ; l'instant après, il y monte aussi, et annonce que la personne ne tardera pas à venir. « En attendant, dit-il, je demanderai la permission de vous offrir un petitverre.»
Source : Gallica

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