François Vidocq

Élements biographiques

François Vidocq,  Supplément aux Mémoires de Vidocq… (1830)

“ Que voulez-vous, mon cher ? ne suffit-il pas d'avoir passé six mois à Paris et d'y avoir vu la bonne compagnie, pour être certain de retrouver quelque ami aux galères ?
M. le marquis avait malheureusement raison. Dans quel salon du faubourg Saint-Germain n'eût-on pas tenu à honneur de recevoir le comte Pontis de Sainte-Hélène ? et pourtant ce M. de Pontis, ce brillant cavalier, si recommandable pour son royalisme, n'est plus maintenant qu'un misérable forçat, à qui l'extrait de baptême de
Coignard va tout aussi bien que les parchemins d'une illustre lignée.
”
Source : Gallica

François Vidocq,  Le paravoleur, ou L'art de se conduire prudemment en tout pays… (1830)

“ Il est de mauvais ton de se récrier contre le vin, contre les mets, contre le prix du dîner qui est ordinairement fixé : tout le bruit que l'on fait en pareil cas se perd dans les airs. L'hôte, calme, immobile, est un roc qui a brisé les vagues de la colère de bien des voyageurs, et que n'ébranlera pas la vôtre. Il ne vous connaît pas, il ne vous révéra jamais ; l'important pour lui n'est pas que vous trouviez sa cuisine bonne et ses vins délicats, mais que vous les payiez.
A la table de l'auberge on est tenu à des
égards vis-à-vis de ses compagnons, et surtout de ses compagnes de voyage
”
Source : Gallica

François Vidocq,  Supplément aux Mémoires de Vidocq… (1830)

“ Merci, père Guillaume.
– Il faut n'avoir ni coeur ni âme pour faire le métier que tu fais ; un voleur est cent fois plus estimable que toi.
– Tu crois ça ?
– J'aimerais mieux être gerbé à birbe (condamné à perpétuité) ou envoyé à la butte (guillotiné) tout droit, que d'être mouchard et de me déshonorer en faisant arrêter mes semblables.
– Que veux-tu ? chacun sa manière de voir ; moi j'aime mieux faire la guerre aux voleurs et aux assassins que de la faire aux honnêtes gens.
”
Source : Gallica

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