Galère (navire)

Définition et enjeux

Jurien de La Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ C’est donc sous le tréou, avec une voile carrée hissée en tête de l’arbre de mestre, amurée sur l’avant, bordée sur l’arrière et bien boulinée, avec une voile occupant le centre du navire, comme la grand’voile à bord de nos vaisseaux, que les galères vont, suivant l’expression consacrée, caper tribord amures. Néanmoins, quand une galère se trouve désemparée, par un coup de mer ou par un coup de canon, de son gouvernail, il est préférable de tenir la cape sous le polacron. De toute façon, il faut toujours, comme première manœuvre, amener le trinquet. ”
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Jurien de La Gravière,  Revue des Deux Mondes

“ C’est encore un navire à rames, mais un navire si lourd, qu’il peut difficilement se passer de remorque. Le père Fournier le définit ainsi : « une grosse galère à voiles et à rames dont les forçats voguent sous couverte. « Sur la galère, les retranchemens étaient mobiles ; on les élevait à l’heure du combat ; la galéasse est toujours entourée « de pavesades hautes, solides, permanentes, » qu’on a garnies de meurtrières, — feritori, — par lesquelles les soldats tirent leurs mousquets et leurs arquebuses. ”
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Jean Marteilhe,  La vie aux galères

“ La frégate, qui feignait de prendre la fuite, nous tournait le derrière et nous la donnait belle pour sauter à l’abordage : car la manœuvre d’une galère qui veut attaquer un navire et s’en emparer est de porter sur le derrière du navire (qui est le côté le plus faible) son devant où elle a toute sa force et son artillerie. ”
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