Jurien de La Gravière, Souvenirs d’un Amiral, seconde partie…
“ Où la responsabilité commence, le zèle ne peut plus suffire. Si l’esprit fléchit sous ce fardeau, il faut se résigner aux rôles subalternes. Dans la marine, on subit cette épreuve plus tôt que dans l’armée de terre, où souvent on parvient à des grades très élevés, sans y avoir été exposé jamais. Le moindre commandement maritime investit un jeune officier d’une responsabilité presque aussi haute, tout aussi lourde au moins que celle qui incombe à un commandant d’escadre. Rien de pareil n’attend le capitaine d’une compagnie, ni même le commandant d’un bataillon. ”
