André Hellé,
Maman les petits bateaux
(1927)
“ Le plein air balaie le pont, le vent souffle dans la mâture, les gabiers respirent à pleins poumons. Dans les chambres des machines, saturées de vapeurs d'eau et de charbon, on étouffe. La marine à voiles, c'est le ciel, le grand large. Les soutes et la chaufferie d'un navire à vapeur où, nus jusqu'à la ceinture, des hommes que l'on entrevoit à peine à travers l'épaisseur des buées et des poussières noires, travaillent sans relâche, pour alimenter les foyers qui réclament sans cesse leur part de combustible, c'est l'enfer. ”
