Résumé

Xavier Raymond La Campagne d’essais de l’escadre cuirassée

Dans la généralité du public et même des marins, la croyance est encore bien établie que le nombre des coups de roulis est déterminé par la succession plus ou moins rapide des lames qui viennent soulever le navire, et que l’amplitude de ces roulis est elle-même en raison inverse de sa stabilité. C’est en effet la théorie qui se présente tout d’abord à l’esprit ; mais voici des hommes éminens qui proclament que cette théorie est tout à fait fausse, et qui vont tirer des résultats observés pendant la campagne de l’escadre cuirassée des conclusions d’une puissance extrême.
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Xavier Raymond La Campagne d’essais de l’escadre cuirassée

Cela est surtout vrai des œuvres de l’ingénieur des constructions navales, qui n’a pas seulement à compter avec sa spécialité propre et avec la fortune si changeante de la mer, mais qui doit compter encore avec une foule d’autres spécialités, lesquelles s’excluent parfois et se contrarient presque toujours, de telle sorte que l’esprit de vérité dans son art est un esprit de transaction et de compromis perpétuels avec tous, les progrès qu’accomplissent autour de lui les diverses branches de la science et de l’industrie humaines.
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Xavier Raymond La Campagne d’essais de l’escadre cuirassée

On connaît la dangereuse propriété que possède l’hélice d’attirer sur elle tout ce qui flotte le long du bord d’un navire et la facilité avec laquelle des objets peu volumineux, ou peu consistans et peu lourds, précisément même parce qu’ils sont ainsi, parviennent à paralyser cette source de la propulsion lorsqu’ils s’engagent dans ses organes. Par suite, le navire de guerre à hélice doit, avant de se battre, pouvoir en quelques minutes amener sur le pont sa mâture et tout ce qui en dépend.
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