French ship Tourville

Définition et enjeux

Just-Jean-Étienne Roy,  Tourville, ou La marine française sous Louis XIV (1869)

“ Ainsi donc, depuis trente ans, Tourville avait incessamment navigué, soit seul, soit en division ou en croisière, dans l'Océan et dans la Méditerranée. Ainsi donc, depuis son entrée dans la marine, Tourville avait assisté à toutes les grandes batailles navales de ce temps-là, et s'était montré aussi calme, aussi intrépide dans un abordage que dans une descente ; aussi profondément tacticien dans un engagement à l'ancre que dans une action à la voile; dans une mêlée en escadre que dans une affaire partielle ”
Source : Gallica

Auteur :,  Revue des Deux Mondes

“ Calme plat, un peu de brume à l’horizon ; soleil déjà chaud. C’est par un jour semblable de la fin de mai 1692 que Tourville s’avança, sur les mêmes flots, à la rencontre des Anglo-Hollandais. Il avait 44 vaisseaux, les alliés 90, et, si la partie lui paraissait inégale, nul ne le savait que le roi de France. Pourquoi donc, après toute une journée de lutte héroïque, sans avoir perdu un navire, sans avoir plié un moment, le vaillant capitaine se crut-il obligé, le lendemain, de se retirer ?
N’est vaincu que celui qui croit l’être !
”
Source : Wikisource

Histoire de la marine française de 1815 à 1870… (1900)

“ En 1691, c'est Tourville qui se dérobe; ayant vingt vaisseaux de moins que les Anglais, il ne veut pas risquer une bataille qui leur permettrait, si nous la perdions, d'insulter les côtes de France ; mais, au lieu de rester dans le port, il fait la belle campagne du large.
Nous manœuvrons avec tant d'habileté que la flotte britannique ne parvient même pas à voir la nôtre ; quoique ne se battant pas, Tourville atteint le but qu'il poursuit.
L'ennemi ne peut rien tenter sur nos côtes et son grand armement ne produit aucun résultat.
”
Source : Gallica

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