Anatole Le Braz,
Le gardien du feu
(1900)
“ Un homme si tranquille, Jésus-Dieu !... Ce sont, bien sûr, les démons du Raz qui l’auront perdu...Les démons du Raz ! Je crus, en vérité, sentir sur ma face leur souffle de mort, lorsque, l’Ilienne ayant ouvert avec précaution la poterne de la tour, je m’engouffrai derrière elle dans l’escalier, que les vacillements de son fanal peuplaient de grimaçantes figures d’ombre, comme si toutes les furies des ténèbres, accroupies de marche en marche, se fussent levées à son approche, pour lui faire honneur. ”
