Eugène Razoua,
Les grands jours de la République
(1878)
“ Marc, Laurence, mes enfants, soulevez-moi, je veux leur dire un dernier adieu. Il resta un moment immobile, muet; un flot de sang monta à son front, son visage s'illumina. — Vous êtes venus me dire adieu, dit-il d'une voix claire et ferme; je vous en remercie. Au moment d'entrer dans la vie éternelle, souvenezvous, frères et amis, des dernières paroles d'un mourant : les droits naturels de l'homme sont la Liberté et l'Egalité. Il en est un autre plus naturel encore, et tout aussi imprescriptible, qui est le droit de vivre. Guerre à mort à celui qui veut attenter à ce droit ”

