Eugène Razoua

Élements biographiques

Portrait de Eugène Razoua Eugène Razoua,  Les grands jours de la République (1878)

“ Marc, Laurence, mes enfants, soulevez-moi, je veux leur dire un dernier adieu.
Il resta un moment immobile, muet; un flot de sang monta à son front, son visage s'illumina.
— Vous êtes venus me dire adieu, dit-il d'une voix claire et ferme; je vous en remercie. Au moment d'entrer dans la vie éternelle, souvenezvous, frères et amis, des dernières paroles d'un mourant : les droits naturels de l'homme sont la Liberté et l'Egalité. Il en est un autre plus naturel encore, et tout aussi imprescriptible, qui est le droit de vivre. Guerre à mort à celui qui veut attenter à ce droit
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Razoua Eugène Razoua,  Les grands jours de la République (1878)

“ Au bas de la Grand'Côte un homme à la face terreuse, la bouche hideusement contractée par un rire d'idiot, déchiré, boueux, en haillons, traînant derrière lui une longue corde passée à son cou, se trouva en face de Villard, qui, le fusil sur l'épaule, remontait à la Croix-Rousse.
— Mais, Dieu me damne ! C'est le patron ! gronda-t-il en armant son fusil; mais oui, c'est bien lui et dans un bel état. Si Jean-Just l'a épargné, c'est qu'il a eu probablement ses raisons ; quant à moi, je n'en ai aucune.
Et il ajusta foidement l'homme....
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Razoua Eugène Razoua,  Les grands jours de la République (1878)

“ Bonjour, monsieur Just ; les jeunes, ceux qui savaient, soulevaient leurs bonnets et disaient: Bonjour, citoyen; les anciens de la République lui frappaient dans la main et lui disaient : Bonjour, vieux.
Cet homme était simple et droit; il haïssait les prêtres, les aristocrates et les rois, comme il aimait la République, sa fille Laurence et son petit fils Marc, — à outrance.
Quoiqu'il habitât la Grand'Côte, Jean-Just était le roi absolu de la Croix-Rousse.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature