P.-A. Fargues, Musée littéraire et historique… (1841)
“ Au milieu de ces feux, que de monstres armés ! que d'effroyables fantômes! L'un jette sur Alcaste des regards louches et sinistres ; d'autres le menacent et lui présentent la mort. Il fuit enfin, il fuit à pas lents, tel qu'un lion que des chasseurs poursuivent ; mais c'est toujours une fuite, et pour la première fois il a connu la peur. Il s'étonne de trouver dans son âme ce sentiment nouveau ; il s'en indigne, et son cœur est déchiré par le repentir. Sombre, morne, honteux de lui-même, il n'ose plus lever ses regards jadis si fiers, et va cacher dans sa tente sa tristesse et sa confusion. ”
