Résumé

Henri Faure Dieu et patrie, épisodes militaires… (1897)

« Qu'en pensera la France ? ». — « A Dieu ne plaise, et à ses saints, et à ses anges, que France perde en moi son honneur! » Ils s'animaient au combat, ils marchaient à la victoire ou à la mort en criant, avec un saint enthousiasme : « France! France ! » Ils la saluaient de loin et l'appelaient tendrement : «Douce France! Plaisante France ! France bien-aimée! » Dans la prison, dans l'exil, sur les champs de bataille où ils gisaient blessés et mourants, ils se tournaient vers elle, et s'écriaient : « Dans le vent qui souffle devers mon pays, m'est avis que je sens une odeur de paradis. »
Source : Gallica

Henri Faure Dieu et patrie, épisodes militaires… (1897)

Si les gens éclairés affirment qu'il n'y a point de Dieu, que l'autre vie est un rêve, et la justice une chimère, c'est que tout cela est vrai et que jusqu'ici on nous avait trompés. Eh bien, nous aussi, ne croyons plus à rien, si ce n'est aux plaisirs et au bien-être d'une vie qui passe ; et si le malheur de notre condition pénible ne doit être réparé un jour, réparons-le ici, afin de nous procurer les jouissances qu'à nos dépens d'autres possèdent à profusion. Oui, si Dieu n'existe pas, que nous importe la morale, et qu'avons-nous à faire de la conscience et de toutes les lois humaines ?
Source : Gallica

Henri Faure Dieu et patrie, épisodes militaires… (1897)

Oui, le sang de France, elle l'aime, mais parce qu'il est le principe de toute vie et de toute beauté dans la patrie, parce qu'il a fondé et qu'il affermit son indépendance, son intégrité, son honneur ; parce qu'il charrie l'amour, le dévouement, le sacrifice; parce qu'il est, dans le monde, le ciment des grandes choses. Le sang de France, elle l'aime, parce que le sang de France qui coule, c'est du courage, de l'héroïsme qui se dégage, c'est de la justice qui se fonde, de la civilisation qui s'établit, ce sont des germes qui tombent, germes de vie et d'immortel avenir.
Source : Gallica

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