Résumé

Eugène de Civry Napoléon III et Abd-el-Kader, Charlemagne et Witikind… (1853)

L'Emir, qui savait qu'une grande ressemblance existait entre le Roi et l'Empereur son frère, ne pouvait se lasser de contempler avec émotion des traits qui étaient pour lui, disait-il, « la vivante image de l'homme merveilleux qui, du haut de son trône, a régné sur l'Europe, et qui, du fond de sa tombe, règne aujourd'hui sur le monde. » Sa Majesté l'ayant embrassé avec effusion, il répétait, en se retirant, que « l'un des plus grands bonheurs de sa vie était d'avoir pu coller ses lèvres sur le visage du noble frère de Napoléon. »
Source : Gallica

Eugène de Civry Napoléon III et Abd-el-Kader, Charlemagne et Witikind… (1853)

Charlemagne montra dans son palais, plus encore que dans le combat, qu'il était digne d'être le vainqueur de Witikind. Il eût pu en faire son prisonnier ; il aima mieux en faire son ami.
Pour immortaliser celte heure mémorable et pour en consacrer le souvenir aux yeux de tous les contemporains et de la postérité, il voulut offrir à son ennemi, devenu son hôte, le plus noble gage de paix, d'estime et d'amitié, qu'un guerrier pût donner à un guerrier : il lui donna son cheval de bataille.
Alors eut lieu cet échange sublime que l'histoire n'enregistra qu'avec émotion.
Source : Gallica

Eugène de Civry Napoléon III et Abd-el-Kader, Charlemagne et Witikind… (1853)

Pour le sceptre comme pour l'épée, c'est là le dernier terme de la noblesse et de la gloire.
Sous cette admiration unanime et dix fois séculaires, il y a une profonde pensée et un instinct sublime : c'est l'honneur des nations d'honorer partout et toujours l'héroïsme et la magnanimité, de n'oublier ni les exploits ni les bienfaits, et d'entourer d'un pieux respect les grands noms de leur histoire et les parrains de leur berceau.
Charlemagne et Adrien Ier, en faisant alliance sur les marches du Vatican, avaient scellé, par une charte immortelle, l'union des âmes dans l'unité de la religion.
Source : Gallica

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