Auguste Laveille, La Moricière : un soldat chrétien (1895)
“ Au feu, en Afrique, La Moricière était comme à une fête, badinant, riant, animé, jouant aux balles, pour ainsi dire ; et on raconte que c'était admirable de le voir partir sur son cheval aux naseaux fumants, le képi sur l'oreille, le cigare à la bouche et l'œil enflammé de courage et de joie. Mais en ce jour-ci, ceux qui le virent sur les boulevards de Paris, à la tête de la petite armée qu'il conduisait aux barricades, remarquèrent son regard mélancolique et sombre ; en lui le citoyen attristait le soldat ! ”
