Auguste Laveille

Résumé

Auguste Laveille La Moricière : un soldat chrétien (1895)

Au feu, en Afrique, La Moricière était comme à une fête, badinant, riant, animé, jouant aux balles, pour ainsi dire ; et on raconte que c'était admirable de le voir partir sur son cheval aux naseaux fumants, le képi sur l'oreille, le cigare à la bouche et l'œil enflammé de courage et de joie. Mais en ce jour-ci, ceux qui le virent sur les boulevards de Paris, à la tête de la petite armée qu'il conduisait aux barricades, remarquèrent son regard mélancolique et sombre ; en lui le citoyen attristait le soldat !
Source : Gallica

Auguste Laveille La Moricière : un soldat chrétien (1895)

La Moricière s'élance avec ses Zouaves ; ils gravissent avec les genoux et avec les mains les pentes escarpées; les premières, les secondes redoutes sont enlevées ; mais tout à coup, avant d'arriver aux troisièmes, ils rencontrent une gorge profonde, qui les en sépare, et du retranchement formidable qui la surmonte partent à demi portée de fusil des coups innombrables, et de toutes les crêtes qui dominent la position, les Arabes accourus en masse dirigent de tous côtés sur La Moricière et ses soldats des feux plongeants.
Source : Gallica

Auguste Laveille La Moricière : un soldat chrétien (1895)

La Moricière fut le principal vainqueur de l'émir. Son esprit d'observation, sa connaissance de la langue et des mœurs des Arabes lui avaient permis de pénétrer dans les secrets de leur organisation politique et de leurs ressources militaires. C'est lui qui, le premier, discerna où résidait la force de notre ennemi, où nous devions porter nos coups.
Dans les sociétés nomades, le lien du sang suppléant a la fixité du territoire, la tribu remplace la commune.
Abd-el-Kader appartenait à la tribu des Hachems. C'était, d'ailleurs, la plus considérable par la richesse, le nombre et le courage.
Source : Gallica

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