Eugène Flornoy, La Moricière (1903)
“ Je regardai avec une profonde émotion ce glorieux et loyal soldat, ce vainqueur d'Abd-elKader et des Arabes, qui n'avait jamais connu la défaite, cet héroïque défenseur de la société et de la civilisation chrétienne, aujourd'hui vaincu, prisonnier de guerre, à la merci d'un ennemi obscur qui ne devait ses succès qu'au nombre et à la perfidie. Son teint était pâle ; mais nul sentiment violent ne contractait plus sa belle et noble figure ; bientôt on n'aperçut sur son front que le calme d'une volonté inclinée sous la main de Dieu. ”
