Taleb

Définition et enjeux

Charles Bocher,  Prise de Narah, souvenirs d’une expédition dans le Djebel-Aurès

“ Un taleb, selon les Arabes, n’est pas un homme; qu’a-t-il à se mêler aux guerriers? Une mère disait un jour à son mari : « Notre fille veut à toute force goûter du mariage; c’est une rage, une frénésie, mais comment faire? (Les guerriers, les jeunes gens de la tribu étaient en razzia, en guerre.) — Comment faire? dit le père. Donnons-la au taleb en attendant que nous puissions la donner à un homme. »
Il n’y a pas de position plus pittoresque que celle de Menah, s’élevant au-dessus de l’Abdi avec sa ceinture de vergers plantés et étages comme des escaliers.
”
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Anonyme,  Le Livre des mille nuits et une nuit

“ Alors Taleb ben-Sehl dit : « Ô notre émir, rien dans ce palais ne peut se comparer à la beauté de cette adolescente. Ce serait dommage de la laisser là au lieu de l’emporter à Damas pour l’offrir au khalifat. Ce cadeau vaudrait mieux que tous les vases d’éfrits de la mer ! » L’émir Moussa répondit : « Nous ne pouvons toucher à la princesse. Ce serait l’offenser et attirer sur nous les calamités ! » Mais Taleb s’écria : « Ô notre émir, les princesses ne s’offensent jamais de telles violences, qu’elles soient vivantes ou endormies ! » ”
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Alphonse-Michel Blanc,  Prêtres et soldats (1887)

“ Dans les djamas, ou écoles arabes, l'enfant est assis par terre et récite à haute voix ce qui est écrit sur une tablette qu'il tient entre les mains. C'est, un bruit confus de voix enfantines. Le taleb est debout devant eux, un bâton à la main. Quand l'enfant hésite ou dit mal, le taleb le frappe sans mot dire. Deux ou trois heures s'écoulent dans une telle répétition monotone et fatigante. Sur un signe du taleb, l'enfant cesse sa récitation, se lève, baise l'habit de son maître et se retire en silence. ”
Source : Gallica

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