Charles Bocher, Prise de Narah, souvenirs d’une expédition dans le Djebel-Aurès
“ C’est pour accroître leur population que les Ouled-Abdi facilitent le plus possible le mariage en se donnant entre eux leurs filles au plus bas prix. Les conditions pour un étranger sont bien moins favorables que pour un homme de la tribu. Dans un pays où les mariages sont si faciles, où le divorce s’accomplit avec des formes si expéditives, l’adultère n’a point d’excuse ni de pardon; le mari a le droit de tuer quiconque dans sa maison outrage son honneur. Une aventure de ce genre, suivie du meurtre d’un parent de Bel-Abbès, caïd de Menah, fut une des causes de la première révolte de Narah. ”
