Résumé

Réflexions et souvenirs militaires (1839)

Quand la fraction que l'on croit pouvoir battre a franchi le passage, il faut l'assaillir avec impétuosité en front et en flanc, se mêler avec elle après une seule décharge, la tuer à coups de baïonnette, la jeter dans la rivière ou lui faire mettre bas les armes. Mais pour engager l'ennemi à tenter le passage, il ne faut pas se tenir sur les bords de la rivière ; il faut simuler une retraite en montrant quelques troupes dans le lointain, et embusquer celles qui
doivent agir derrière des accidents de terrains, à deux ou trois cents toises au plus du point où doit se passer l'action.
Source : Gallica

Réflexions et souvenirs militaires (1839)

Le rôle à jouer dans la position sur la rive gauche de l'Arly, comme dans toutes les positions analogues, où l'on ne doit que simuler un combat, est assez difficile ; il faut s'engager assez pour faire croire à un combat sérieux, et pas assez pour s'engager réellement. Cela demande beaucoup d'aplomb, de sangfroid et d'habitude dans le maniement des troupes.
Bien que nous eussions d'excellents chefs de bataillon, MM. Lacroix et Syès, le colonel dut se réserver ce rôle, car il tenait à ne perdre que peu de monde sur la rive gauche.
Source : Gallica

Réflexions et souvenirs militaires (1839)

Le colonel tira de la masse un peu confuse les trois compagnies de grenadiers, leur fit charger leurs armes à deux balles, et leur dit avant de les lancer : « Grenadiers, consentiriez-vous au début d'un combat à laisser trois compagnies de vos camarades au pouvoir de l'ennemi?– Non, non ! s'écrièrent les grenadiers-Eh bien! je vais marcher à votre tête! Une seule décharge, la baïonnette, et faites des prisonniers ; cela vaut mieux que de tuer et c'est plus sûr. »
Source : Gallica

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