Résumé

Louis d’Hendecourt L’Expédition d’Abyssinie en 1868

Au lendemain du jour où le dernier navire s’éloigna de la baie d’Annesley, tout était fini pour l’Angleterre en Abyssinie. L’expédition n’était plus qu’un souvenir glorieux pour l’armée de sir Robert Napier, étrange et passager pour ces races que la présence des soldats anglais avait un instant étonnées. Cependant n’est-on pas tenté de se demander quel sera l’avenir de l’Abyssinie et quelle influence la chute de Théodoros peut avoir sur les destinées de ce pays ? Assurément le passage rapide des Anglais n’y laissera pas de traces suffisantes pour ouvrir une ère de progrès.
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Louis d’Hendecourt L’Expédition d’Abyssinie en 1868

Pour quiconque n’a point suivi les colonnes expéditionnaires de l’armée des Indes, la marche d’un convoi d’éléphans est un spectacle tout nouveau. Rien de plus intéressant que de voir ces gigantesques quadrupèdes s’avancer d’un pas lent, mais toujours assuré, sur les sentiers les plus étroits, gravir ou descendre les pentes les plus rapides, ici sondant le sol avec leur large pied pour s’assurer que leur masse y trouvera un appui solide, là écartant ou arrachant avec leur trompe les broussailles qui feraient obstacle à leur marche.
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Louis d’Hendecourt L’Expédition d’Abyssinie en 1868

Tout à coup un rayon de soleil se faisait jour, un coin de ciel bleu apparaissait, et l’œil surpris découvrait sur un petit plateau quelques tentes et des soldats anglais. C’était le bivouac où les troupes de chaque convoi devaient successivement prendre quelques heures de repos avant la marche du lendemain. Là, sur un espace de quelques centaines de mètres, vivait tout un monde de soldats, de serviteurs indiens, d’animaux ; la plus petite place avait été disputée aux rochers pour y accrocher une tente, pour y attacher quelques chevaux.
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