Résumé

Henri Blerzy La Guerre d’Abyssinie

Le Begamider, province dont Debra-Tabor est la capitale, s’était soulevé, et le cruel tyran, pour se venger de cette révolte, avait brûlé les villages, tué ou chassé les habitans, et transformé en un lugubre désert cette contrée autrefois si fertile. Le chemin de Debra-Tabor à Magdala était souvent coupé par les rebelles. Théodore, n’ayant pas un lieu sûr où déposer ses trésors, ne se déplaçait plus sans emmener avec lui tout ce qu’il possédait; sa marche était encore ralentie par les huit canons que les ouvriers européens lui avaient fabriqués, et dont il ne voulait pas se séparer.
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Henri Blerzy La Guerre d’Abyssinie

Malgré les dissensions intestines auxquelles l’Abyssinie n’a cessé d’être en proie depuis, il n’y a pas en Afrique une contrée qui soit plus digne de fixer l’attention. Nulle région n’est mieux arrosée, plus fertile, plus appropriée par le sol et par le climat au développement d’une civilisation florissante; nul état n’est habité par une population plus vaillante et plus laborieuse.
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Henri Blerzy La Guerre d’Abyssinie

L’étranger seul profiterait de leurs divisions. Ce ne serait pas l’Angleterre, pas plus qu’aucune autre nation européenne, qui prendrait leur place. Deux peuples musulmans, les Gallas au sud, les Turcs au nord, convoitent ces montagnes. Or l’histoire nous apprend que les succès des mahométans, partout où ils ont triomphé, n’ont été avantageux ni pour les indigènes des pays conquis, ni pour les intérêts européens. Il serait regrettable que le résultat définitif de la guerre des Anglais en Abyssinie fût de favoriser les progrès du mahométisme sur une terre qui a su lui résister si longtemps.
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