Théodore II d'Abyssinie

Définition et enjeux

Portrait de Guillaume Marie Lejean Guillaume Marie Lejean Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge (1867)

Kassa prit le nom de Théodoros, porté avant lui par un négus qui n'avait pas régné sans gloire vers le douzième siècle. Ce nom était un programme de règne. Une tradition universellement connue en Abyssinie citée par presque tous les voyageurs depuis Bruce, dit qu'un négus du nom de Théodore doit rétablir l'empire éthiopique dans son ancienne splendeur, détruire l'islamisme, et enlever Jérusalem au Croissant. Espérance obstinée et touchante, avec laquelle un peuple écrasé de souffrances essaie de tromper ses désillusions présentes !
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Marie Lejean Guillaume Marie Lejean Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge (1867)

J'ai une mission, mais quelle est-elle ? J'ai d'abord cru qu'il fallait relever ce peuple par la prospérité et la paix, et malgré tout le bien que j'ai fait, je vois se lever plus de rebelles qu'au temps de la pire tyrannie.
Il est évident que je me suis trompé. Ce peuple a la tête dure et a besoin d'être châtié avant d'être appelé à jouir des bienfaits de la Providence. Je vois à présent mon vrai rôle, je serai le fléau, le jugement de Dieu sur l'Abyssinie. »
Et comme nouveau programme de règne, il fit graver sur les affûts de ses obusiers : « Le fléau des pervers, Théodore. »
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Marie Lejean Guillaume Marie Lejean Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge (1867)

Il est bien certain que depuis neuf ans l'Abyssinie entière se résume dans un seul homme. De tous les rivaux, plus ou moins factices qui ont été opposés à Théodore, pas un n'a été un prétendant sérieux. Le plus fort, Agau Négousié, était l'indécision même et le jouet de mille intrigues. Le dernier des rois fainéants, hatzé Iohannès, à qui certains politiques européens ont songé, est un homme de mœurs douces, un lettré, un poëte, mais un prince sans prestige et sans caractère.
Source : Gallica

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