Hugues Le Roux,
Ménélik et nous
(1901)
“ Ce rite des voiles qui dissimulent aux yeux le repas du Négus est lié à une superstition. Elle pèse sur l'inquiétude abyssine encore plus lourdement que sur la crédulité napolitaine : c'est la crainte du mauvais œil. Il est impossible de manger — voire sur une route déserte, — sans que vos soldats et vos domestiques vous entourent à l'envi de leurs toges déployées. Vous protestez en vain contre une manœuvre qui ne va pas sans une pluie de vermine. Gravement on vous explique qu'il pourrait passer sur le chemin de caravane un homme affamé. ”
