A. Nicod

Résumé

A. Nicod Et in Etiopia ego (1937)

Puis je reviens lentement sur mes pas, dans ce silence en quelque sorte vivant de la brousse que vient troubler de temps à autre le cri prolongé et lugubre d'une hyène ou le glapissement timide d'un chacal. Comme c'est bon, ce contact intime avec la libre nature, et comme, dans cette ambiance, l'âme se sent mieux disposée aux grands élans généreux ! On sent si bien que la
vie véritable de l'homme, voulue par le Cérateur, n'est pas celle que l'homme des villes s'est faite, cette vie toute trépidante de cupidité et d'égoïsme.
Source : Gallica

A. Nicod Et in Etiopia ego (1937)

Je trouve Woldé Johannès et Tamerou, et toute une bande, qui ont peine à taire les éclats d'une gaîté folle, lorsque je demande à être renseigné.
Tamerou, intelligent, farceur à ses heures, répond : « C'est lui qui a injurié d'abord, et nous lui avons répondu, quand il nous a traités de « sales nègres ». Il dit qu'il sait le français et il ne veut pas comprendre que « recrue » est un mot qui peut être masculin ou féminin. La preuve, c'est qu'un des nouveaux s'est changé en femme.
Source : Gallica

A. Nicod Et in Etiopia ego (1937)

Asfaou Wessen, désigné comme futur successeur de l'empereur, son père, recueillit la plus grande partie des dépouilles de Lidj Yassou, son proche parent par sa mère, l'impératrice Manen, fille du ras Mikaël. Des mauvaises langues firent courir le bruit suivant lequel un bon peintre abyssin retour d'Europe aurait perdu d'emblée la faveur impériale pour avoir exécuté un portrait de l'héritier du trône, trop ressemblant avec son nez prononcé, « à la Lidj Yassou » disait-on.
Source : Gallica

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