Résumé

Alexandre Liano Éthiopie, empire des nègres blancs (1931)

On ne sait pas au juste à quoi est due l'inspiration de l'impératrice Taïtou qui valut un nom si poétique à la nouvelle capitale de l'Empire, car, à vrai dire, ce n'est même pas une capitale, mais un immense campement.
La ville est située au centre d'une grande forêt d'eucalyptus séculaires de grandeur incroyable qui ferment presque entièrement l'horizon et qui offrent un paysage toujours vert sous un ciel d'un bleu foncé.
L'étendue de la capitale est énorme. Il suffit de dire que, pour la traverser, il faut environ deux heures à dos de mulet, en marchant assez rapidement.
Source : Gallica

Alexandre Liano Éthiopie, empire des nègres blancs (1931)

Il est déjà terrible de tuer un homme, mais le tuer lentement dépasse en barbarie, inhumanité et monstruosité tout
ce qu'on peut imaginer. Les morts lentes furent appelées « martyres » par la religion chrétienne et on donna ce nom ou celui de « saint » à ceux qui la souffrirent, juste récompense posthume à leurs souffrances, en défense de la foi.
Nombreux sont les cas, en Abyssinie, de ceux qui souffrirent cette peine pour des raisons bien moins élevées, condamnés à cette mort par le tribunal impérial représentant la Dagna, c'est-à-dire la justice, ou pour mieux dire, la déesse Thémis.
Source : Gallica

Alexandre Liano Éthiopie, empire des nègres blancs (1931)

Le Régent et l'Impératrice sont assis sur leur trône entouré de draperies roses, qu'on ferme au moment où ils prennent leur repas. Il y a les mêmes trompettes et tambours, les mêmes troubadours qui chantent, et le même chef de cérémonie avec ses bagues et bracelets. La haute table et ses chaises destinées aux invités blancs pendant les banquets officiels, sont les seules choses qui manquent.
La populace, en attendant, mange, boit, rit, discute, s'enivre, applaudit les troubadours, lance des vivats et, finalement, s'en va, en laissant la place à d'autres qui se présentent.
Source : Gallica

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