Henri Lebrun, Voyages en Abyssinie et en Nubie… (1851)
“ Il faut être bien sur ses gardes pour ne pas être volé ou trompé; les marchands ont si peu de confiance dans leur probité mutuelle, qu'ils ne se font jamais crédit. Les chants qui retentissent constamment dans les maisons ne sont accompagnés que des sons rauques d'une pipe faite de tuyaux de dourra et de la tamboura ou lire égyptienne; mais le mek fait battre tous les soirs la timbale (le riogâra) devant sa demeure; c'est une marque de sa grandeur. Il condescendait pourtant à jouer avec les esclaves et les gens du peuple à un jeu appelé syredja, et qui ressemble au jeu de dames. ”
