Résumé

Henri Lebrun Voyages en Abyssinie et en Nubie… (1851)

Il faut être bien sur ses gardes pour ne pas être volé ou trompé; les marchands ont si peu de confiance dans leur probité mutuelle, qu'ils ne se font jamais crédit. Les chants qui retentissent constamment dans les maisons ne sont accompagnés que des sons rauques d'une pipe faite de tuyaux de dourra et de la tamboura ou lire égyptienne; mais le mek fait battre tous les soirs la timbale (le riogâra) devant sa demeure; c'est une marque de sa grandeur. Il condescendait pourtant à jouer avec les esclaves et les gens du peuple à un jeu appelé syredja, et qui ressemble au jeu de dames.
Source : Gallica

Henri Lebrun Voyages en Abyssinie et en Nubie… (1851)

D'autres stations sont riches en pâturages, quelques unes sont couvertes d'acacias ainsi que d'autres arbustes. Mais la verdure élégante des acacias ne met pas le voyageur à l'abri des rayons du soleil. A Schiggre, à moitié chemin du désert, se trouve une des meilleures sources au milieu des montagnes. Mais ici cesse tout ce que le désert offre d'un peu consolant : plus de variété dans le sol; la plaine sablonneuse ne présente plus aucune route tracée, l'œil seul d'un Bédouin peut y deviner un chemin. L'extrême sécheresse de l'air favorise l'illusion d'optique connue sous le nom de mirage.
Source : Gallica

Henri Lebrun Voyages en Abyssinie et en Nubie… (1851)

Pendant que j'étais en Abyssinie, dit Bruce, le roi et la reine de Falaska s'appelaient encore Gédéon et Judith ; leur population s'élevaient encore à cent mille hommes effectifs. Ils payent les taxes qu'on leur a imposées, et on les laisse paisiblement se gouverner à leur manière au milieu des hautes montagnes du Sémen ; ils ont choisi pour leur capitale un de ces rochers que la nature semble avoir disposés exprès pour servir de forteresse, et cet endroit porte le nom de Roc-Juif.
Source : Gallica

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