Résumé

Maurice Tamisier Voyage en Abyssinie, dans le pays des Galla… (1838)

Le prêtre invoque l'esprit divin, et celui qui veut être béni lève les mains et baisse les yeux en signe de respect ; il ouvre la bouche, et, au moment où il se penche avec un air de componction à faire éclater de rire, le cheikh lui lance sur le visage une bouffée de salive, pour figurer le souffle de l'esprit divin que l'on invoque ; tous les Galla, depuis le Roi jusqu'au dernier de ses sujets, se soumettent à cet usage sans aucune répugnance.
Source : Gallica

Maurice Tamisier Voyage en Abyssinie, dans le pays des Galla… (1838)

Rien n'est plus simple que l'union des sexes en Abyssinie. Lorsqu'un homme veut épouser une jeune fille, une vierge, il s'adresse au père ou à la mère, auxquels il paie une somme qui diffère selon le rang, la fortune et la beauté de celle qu'il demande pour femme, et lorsqu'il a obtenu leur consentement, l'affaire est terminée : il amène avec lui sa fiancée, qui n'est jamais consultée sérieusement, mais qui a sa garantie dans l'espoir d'un divorce, si l'union est mal assortie. L'épouse prend chez nous le nom du mari, il n'en est pas de même en Abyssinie.
Source : Gallica

Maurice Tamisier Voyage en Abyssinie, dans le pays des Galla… (1838)

Il est évident, d'après ces observations, qu'il n'y a pas chez ces femmes négation complète de l'amour tel que nous l'entendons ; mais ce qu'on ne trouve jamais chez personne en Abyssinie, c'est ce sentiment délicat, pur, qui, en Europe, donne tant de charme à l'amour ; ici le coeur est rarement ému ; on a parfois de tendres paroles, mais elles sont banales et rarement senties ; on n'a jamais de ces sensations extraordinaires dont le souvenir seul vous agite si vivement et si longtemps ; on n'éprouve pas de ces émotions célestes qui font d'un athée un croyant.
Source : Gallica

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