Denis de Rivoyre,
Mer Rouge et Abyssinie
(1880)
“ Car sous ces vastes plaines si monotones, si arides à la surface, s'étend l'immense nappe d'eau qui, conduite par la pente inclinée du rivage, descend tout doucement des hauteurs du plateau vers la mer, cherchant par cette voie souterraine à se confondre avec elle. C'est en même temps le séjour d'une foule d'animaux de toute espèce, gibier de plume, gibier de poil. De chaque broussaille, tantôt c'est un lièvre, ou un francolin, ou toute une compagnie de perdrix, qui s'échappe sur votre passage, pour s'arrêter à quelques pas et vous regarder venir. On n'a pas à chasser, on assassine. ”
