Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ Et comme Hagos se taisait :— Hagos, ajouta Desta, regarde-moi bien : je suis ton ancien ami Desta, celui que jadis tu mutilas d’abord, pour l’abandonner ensuite...Épouvanté de cette révélation, l’infortuné se jeta aux pieds du prince et se prosterna en frappant le sol de son front.— Relève-toi et rassure-toi, reprit Desta. Si je n’ai pas oublié, j’ai du moins pardonné. Tu le vois, je suis aujourd’hui riche, puissant, heureux... et les heureux ont le cœur ouvert à la clémence. Tu as obéi au vertige dont les angoisses de la misère et de la faim troublaient ton cerveau... ”
