Résumé

Portrait de Guillaume Marie Lejean Guillaume Marie Lejean Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge (1867)

J'ai une mission, mais quelle est-elle ? J'ai d'abord cru qu'il fallait relever ce peuple par la prospérité et la paix, et malgré tout le bien que j'ai fait, je vois se lever plus de rebelles qu'au temps de la pire tyrannie.
Il est évident que je me suis trompé. Ce peuple a la tête dure et a besoin d'être châtié avant d'être appelé à jouir des bienfaits de la Providence. Je vois à présent mon vrai rôle, je serai le fléau, le jugement de Dieu sur l'Abyssinie. »
Et comme nouveau programme de règne, il fit graver sur les affûts de ses obusiers : « Le fléau des pervers, Théodore. »
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Marie Lejean Guillaume Marie Lejean Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge (1867)

Bien que ce pays soit, après le Delta égyptien, la partie de l'Afrique la mieux douée par la nature pour les productions de tout genre, c'est, comme le stérile Darfour, une région de production et de consommation presque nulles. Le bien-être de l'Abyssin se réduit àfort peu de chose : quelques vêtements et quelques armes qu'il fabrique lui-même; rien pour le luxe, sauf du bétail et des mules qui restent dans le pays, faute de débouché. Le café, la cire, les peaux, les esclaves, voilà les quatre commerces florissants de temps immémorial en Abyssinie.
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Marie Lejean Guillaume Marie Lejean Théodore II, le nouvel empire d'Abyssinie et les intérêts français dans le sud de la mer Rouge (1867)

Il y a, dans le nœud de montagnes qui sépare le Choa du gros de l'empire, un peuple musulman, de race étrangère, les Ouollo, colonie avancée de cette puissante race galla qui bat depuis trois siècles, comme une mer mugissante, les frontières de l'Ethiopie qu'elle a déjà rongée à moitié. Les Ouollo avaient soulevé chez les chrétiens abyssins des colères légitimes : ils étaient en quelque sorte les Suisses de l'Afrique, prêtant au plus offrant leur redoutable cavalerie, et ajoutant à l'horreur des guerres civiles l'âpreté de leur haine fanatique contre les chrétiens.
Source : Gallica

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