“ Le ras Aloula n’osa pas poursuivre ses succès et, au lieu de marcher sur Massaouah, il se retira dans l’intérieur du Tigré. Effrayé des pertes qu’avait fait subir à ses troupes la bravoure italienne, le négus Johannès demanda la paix en termes pressans. « Je ne suis pas coupable, fit-il écrire au gouverneur de Massaouah ; la faute en est à vous. Vous avez fortifié Vua et Saati qui m’appartenaient. Soyons amis de nouveau comme autrefois en restant chacun sur notre territoire. Je vous adresse cette lettre pour faire la paix. » ”
Massaouah
Définition et enjeux
Citations sur “Massaouah”
Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ En passant sous l’administration immédiate de l’Égypte, Souakim vit, comme Massaouah, sa prospérité se développer, et bénéficia des bouleversements apportés par les conquêtes d’Ismaïl-Pacha dans le Soudan, non moins que des calculs de son ambition en éveil. ”
L. Louis-Lande, Revue des Deux Mondes
“ Pourtant, et bien que Zeila, Ambobo, Tedjourrah, ne fussent point encore possessions égyptiennes, M. Arnoux ne se sentait pas tranquille tant qu’il n’aurait pas mis entre la côte et lui une bonne distance. En effet, à la suite des incidens soulevés par l’entrepositaire du roi à Aden, un échange de correspondance avait eu lieu entre cette ville et Massaouah ; instruit des projets de M. Arnoux, Munzinger-Pacha, d’origine suisse, gouverneur de Massaouah, au nom du khédive, ne tarda pas à communiquer à Abou-Bakr qu’il fallait se défier des Français et empêcher à tout prix leur départ. ”
Denis de Rivoyre,
Mer Rouge et Abyssinie
(1880)
“ Navigation en sambouck. — Le marchand de Riad. — Le gouverneur de Gonfoudah. — Mes ordonnances médicales. — Tempête. — Calme plat. — Arrivée à Massaouah. Mais nous n'avions pas à nous endormir dans les délices du Paris de la mer Rouge. Il fallait aviser aux moyens de le quitter. Par l'intervention de l'agent consulaire, nous fîmes prix avec le reïs — ou patron — d'une barque arabe qui se rendait à Massaouah et qui consentit à nous prendre, pour une somme relativement modérée. ”
Denis de Rivoyre,
Mer Rouge et Abyssinie
(1880)
“ Parfois on trouvait quelque barque arabe se rendant à Massaouah et sur laquelle il était possible de se glisser; parfois aussi on n'en trouvait point, et alors, autant de jours de loisir à savourer à Djeddah ! En voyage, il est vrai, surtout pour un voyage comme celui-là, il n'y faut pas regarder de si près. Je retins ma place au bureau de l'Azizié, et je m'embarquai... Je dis : je m'embarquai, et non : je partis; car l'Orient est la patrie de l'inexactitude comme il est aussi le pays de l'immobilité. Rien n'y change, et, pour l'Oriental, le temps, ni le progrès, n'existent point ”
Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ Nous l’imitons de notre mieux, et jusqu’à nos domestiques qui ne dédaignent pas un brin de toilette. Le large morceau d’étoffe qui, jusqu’alors, se borne à leur ceindre les reins, se déploie, et les voilà maintenant, drapés comme des sénateurs romains, sous une toge sale, dont émergent leurs épaules noires. Au bazar de Massaouah, j’avais acheté à chacun des miens une paire de sandales, pour leur mettre les pieds à l’abri des épines et des cailloux. C’est tout bonnement une semelle de cuir qui se rattache à l’orteil par une étroite courroie. ”
Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ Elle n’a qu’à se manifester, en mettant le pied purement et simplement, sans bruit, sans éclat, sur ces rivages dont la propriété légitime lui a été transmise.Séparé entièrement du bassin d’Arkiko et de Massaouah par le Djebel-Gueddam qui les divise, celui de la baie d’Adulis n’a, pour entrer en contact direct avec l’Abyssinie, à emprunter au premier ni ses routes ni ses ressources. Le coup d’œil éclairé et le jugement pratique du comte Russel ne s’y trompèrent point, en même temps qu’il en reconnaissait toute l’importance stratégique. ”
Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ Notre première halte devait être Monkoullo, le faubourg continental de Massaouah. Ce fut sous les arbres d’un jardin appartenant à la mission, que l’évêque et sa suite passèrent cette nuit de voyage. Quant à M. Münzinger et à moi, nous poussâmes jusqu’à un autre gros village, à deux ou trois portées de fusil du premier, et nommé Emkoullo, où nous reçûmes l’hospitalité chez un haut et puissant seigneur de l’endroit, le chef suprême des chameliers. ”
Jean Darcy, France et Angleterre. Cent Années de rivalité coloniale… (1904)
“ Abyssins quelque occupation qui les détournât de s'occuper trop activement de ce qui se passait du côté du Nil. Il était infiniment probable que les Italiens se lasseraient vite de monter la garde autour de la banlieue malsaine de Massaouah, et que leurs premières tentatives dans la direction des hauts plateaux les mettraient en contact avec les forces éthiopiennes : précieuse diversion, au cours de laquelle les deux adversaires useraient leurs forces sans grand résultat. ”
Charles Salomon, L'Occupation des territoires sans maître… (1889)
“ Il en résulte qu'aux yeux du publiciste italien, Massaouah n'était pas une res nullius, que l'occupation italienne a eu le caractère d'une prise de possession de fait qui n'a pu créer un droit de souveraineté. S'il en était ainsi en 1885, on ne voit pas comment et par suite de quels faits la situation aurait pu être transformée en 1888. Il deviendra de plus en plus rare qu'une prise de possession un peu importante ne soulève pas de contestations. L'affaire des Carolines en est une preuve. ”
Encyclopédie populaire : répertoire des connaissances humaines à la portée de toutes les classes… (1845)
“ Un esclave qu'on vendrait M talaris à Massaouah se paie 80 dans les villes de l'Arabie : pour se rendre à Djedda, le prix du passage est de 3 talaris par tête. Les femmes galla sont recherchées avec avidité par tous les Arabes; le gouverneur de Massaouah, qui vend lui-même des esclaves, cherche à mettre des entraves au départ des musulmans abyssiniens pour l'Arabie, afin d'avoir le monopole de ce commerce. -Avec les esclaves on impose les autres marchandises ”
Henri Lebrun, Voyages en Abyssinie et en Nubie… (1851)
“ Les divers gouverneurs des provinces que les caravanes parcourent, imposent fortement les marchandises et les esclaves : ceux-ci payent environ vingtcinq francs de droits par tète, et le seul gouverneur de Massaouah exige de plus vingt francs pour un esclave mâle, et vingt-cinq pour une femme. Les esclaves coûtent à Gondar environ cinquante francs, quel que soit leur sexe, et on les vend deux cents à deux cent cinquante francs à Massaouah. Les commerçants de la capitale envoient aussi dans le Sennaar des caravanes qui amènent annuellement plus de deux mille esclaves ”
Encyclopédie populaire : répertoire des connaissances humaines à la portée de toutes les classes… (1845)
“ A peine monté sur le trône, ce prince résolut de chasser les jésuites de son royaume ; il leur ordonna de se retirer provisoirement à Frémona, où ils arrivèrent au commencement de l'année 1633. Ces missionnaires, craignantd'être obligés de quitter l'Abyssinie, se retirèrent auprès du Bahar-Négous Akaï, qui, après leur avoir fait subir toutes sortes de vexations, finit pas les vendre au gouverneur de Massaouah; ceux qui s'obstinèrent a rester en Abyssinie ne purent se dérober à la poursuite du roi, et la mort fut le prix de leur aveugle opiniâtreté. ”
Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ Le bruit de notre arrivée nous a précédés, et entre eux ils se désignent l’évêque avec curiosité, mais sans empressement. Le sentier que nous suivons s’anime et paraît fréquenté. Nous sommes, on le voit, dans un pays peuplé. Ce n’est plus la solitude des jours passés. De temps à autre, nous croisons des groupes d’indigènes. Ils viennent de Keren, ou s’y rendent. Nous devons en approcher, et bientôt nous en distinguons les huttes éparses au pied d’un rocher à pic. Il n’y avait pas même cinq jours que nous avions quitté Massaouah. Les caravanes en mettent huit ou neuf en général. ”
James Bruce, L'Égypte et la mer Rouge : voyage aux sources du Nil… (1882)
“ Massowa, quoique prononcé de la manière dont je l'exprime ici, doit être écrit, pour conserver l'orthographe, Masuah, qui veut dire aussi, dans la même langue, port ou eau des Pasteurs. Il est maintenant nécessaire de faire connaître un peu en détail cette nation considérable des Pasteurs, dont j'ai déjà si souvent fait mention dans cet ouvrage ; il faut parler également des autres peuples moins puissants et moins nombreux qui habitent, comme eux, les pays situés entre les tropiques, c'est-à-dire, les frontières de l'Égypte et les contrées qui sont sous la ligne. ”
Alexandre Le Roy,
Au Kilima-Ndjaro (Afrique orientale…
(1930)
“ C'est pendant cette période de son existence que le Massaï est l'être tapageur, discoureur, exigeant, fanfaron et casseur de têtes, auquel tant de caravanes se sont heurtées. La vie d'un homme de la Côte, le Massaï s'en soucie comme d'un ver. ”
Pierre d' Arlay, Choses d'Afrique : voyage d'un curieux (1892)
“ Le 6 mars 1889, par un jour sombre faisant pressentir la saison des pluies, la caravane descendit les pentes du Kiliman N'jaro pour aboutir aux plateaux, qui laissent sur la gauche le mont Méru, pour rejoindre les plaines coupées de collines et de landes désertes formant le pays des Massaï. L'étendue de terrain occupé par cette tribu très nombreuse, connue sous des noms divers, est considérable et s'étend jusqu'au Kavirondo. Les Massaï ne cultivent point la terre et n'ont pas de villages. Ils mènent la vie nomade, ou élèvent des bestiaux dans les pâturages disséminés sur leurs territoires. ”
Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ Leurs guerriers portent le bouclier et une petite lance, le cassetête, le simé, l'arc et les flèches. Les Massaï ont fait d'inutiles efforts pour pénétrer dans leur forêt. Chose curieuse ! la guerre au couteau reste permanente entre les deux peuplades, et les femmes circulent librement, confiantes dans la coutume qui interdit de les molester : on voit les ménagères massaï allant faire leurs emplettes dans un village kikouyou, pendant que leurs fils et leurs frères sont à quelques pas de là, engagés dans quelque lutte mortelle. ”
Guillaume Lejean,
La Traite des esclaves en Égypte et en Turquie
“ A Massaoua, bien que la France et l’Angleterre y aient été représentées pendant longtemps, la duplicité des autorités musulmanes, aidées en cela par l’esprit d’une population fanatique, vicieuse et abrutie, réussissait plus ou moins à cacher aux consuls l’activité de la traite qu’elles protégeaient, et ces agens devaient recourir à une contre-police qu’ils étaient obligés de surveiller elle-même la première. L’homme qui a le plus fait dans cette région contre l’esclavage a été connu et dépeint par tous les voyageurs qui ont passé à Massaoua depuis vingt ans. ”
Henry Blanc, Ma captivité en Abyssinie ...sous l'empereur Théodoros
“ La population de Massowah, y compris les villages environnants (autant que j'en puis être certain) , s'élève à environ 10,000 habitants. Le peuple de Massowah est loin d'être une race pure; an contraire, c'est un mélange de sang turc, de sang arabe et de sang africain. Les traits sont généralement bons, le nez est droit, les cheveux chez la plupart sont courts et bouclés; la peau est brune, les lèvres souvent épaisses, les dents égales et blanches. Les hommes sont d'une taille moyenne; les femmes sont au-dessous de la moyenne, beaucoup trop petites pour leur grosseur. ”
M. Henri Lambert, Le Tour du monde
“ Je partis d’Hodeidah le 28 octobre pour me rendre à Massouah, port de la côte Abyssinienne. Je touchai d’abord à l’île pittoresque d’Houakel, où je trouvai une belle végétation, de l’eau douce et un port sûr. Les habitants sont tous pêcheurs de perles ou pasteurs. Le 29, j’arrivai à Massouah, bâtie sur une île basse formée de coraux. C’est une mauvaise bourgade de 2 000 habitants, recrutés parmi tout ce que l’Arabie, l’Égypte, la Turquie et l’Abyssinie ont de plus dégradé et de plus corrompu. ”
Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ La tribu des Massaï est partagée en une douzaine de clans, ayant chacun ses subdivisions. Tous n'occupent pas le même rang dans la « société » du pays : les NgadjéMassaï, par exemple, les Molilian, Lyséré et Leteyo ont plus de « sang bleu » et sont tenus pour avoir conservé la pureté de la race. Leur développement physique est plus harmonieux, et chez eux la tête est sans contredit beaucoup mieux faite ; le nez est moins déprimé, les lèvres sont moins épaisses. ”
Alexandre Le Roy,
Au Kilima-Ndjaro (Afrique orientale…
(1930)
“ Il nous faut cinq jours et demi pour doubler la chaîne de Paré, avec des marches quotidiennes de cinq, six, sept et huit heures. Plus de sentier, excepté vers le Sud, Le Massai' est seul à parcourir ces solitudes, et le Massaï ne se préoccupe pas des chemins : les pieds protégés par de fortes sandales en peau de boeuf et sa grande lance en main, il s'en va sans sou ni poche, comme les poètes, et ne craignant guère que la chose au monde qui pût effrayer les vieux Gaulois : la chute du ciel sur sa tête ! ”
Carl Peters,
Au secours d'Emin-Pacha : 1889-1890
(1895)
“ Ils dédaignent d'avoir des esclaves des autres peuplades. Cependant, bien que tout conjure à développer chez les Massai les plus sauvages et les plus farouches instincts de l'humanité, on reconnaît en eux, d'un autre côté, une certaine noblesse morale, due au sentiment héréditaire de leur hégémonie sur les autres peuples, quels qu'ils soient. L'habitude de voir tout trembler autour d'eux au seul nom de « Massaï » a insufflé aux guerriers de la tribu un orgueil naturel qui peut passer pour un signe d'aristocratie de race. ”
Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ De l'étude de leur langue — et cette théorie me semble correcte, — de savants philologues infèrent qu'elle appartient à la famille chamite, comme celles des tribus du Nil et du nord de l'Afrique. Les Massaï, en tout cas, ne sont ni nègres, ni alliés aux peuplades bantou avec lesquelles nous ont familiarisés les récits des grands voyageurs africains. Le développement de leur crâne, non moins que leur langage, les sépare nettement des naturels des régions centrale et méridionale et leur assigne une place beaucoup plus élevée dans la série humaine. ”
Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ Un peu sot, je retourne au camp pour entendre les éclats de rire de mes hommes, parmi lesquels l'histoire avait bien vite circulé. Le soir, je convoque en conseil Martin et les chefs de caravane : il s'agit des mesures à prendre pour empêcher les désertions. « Maintenant ou jamais! » doit être cette nuit la devise des porteurs : chez nos amis de la forêt ils ont entendu conter tant de choses sur la férocité des Massaï, qu'ils sont saturés de terreur, comme l'est d'électricité une pile galvanique. ”
Carl Peters,
Au secours d'Emin-Pacha : 1889-1890
(1895)
“ On avait cru jusque-là que les Massaï appartenaient à la grande race hamitique du nord-est de l'Afrique et étaient apparentés aux Somali et aux Galla. De nouvelles recherches ont établi qu'ils doivent se rattacher à un groupe ethnique important qui occupe les régions du haut Nil et le pays des Mombouttou. Je ne me prononcerai point sur cette question. Comme les Huns d'Attila et d'autres peuples nomades, ils ont en eux, développé au plus haut degré, l'instinct du pillage et du meurtre. ”
M. Guillaume Lejean, Le Tour du monde
“ Climat de Massaoua. — Mon buen retiro. — M. Barroni : sa lutte énergique contre la traite des esclaves. — Du goudron français. Bruce, qui passa à Massaoua pour entrer en Abyssinie, et qui y éprouva de la part des Naïbs des tracasseries sur lesquelles il s’est peut-être trop étendu, a vu cet endroit sous un jour assez pessimiste. Massaoua n’est pas plus malsain que tout autre point de la basse mer Rouge, et est beaucoup moins ennuyeux, ce qui tient au voisinage des hautes terres et des pays de chasse. ”
Carl Peters,
Au secours d'Emin-Pacha : 1889-1890
(1895)
“ Les Massaï sont très sauvages, répondis-je, et ils n'aiment pas les blancs. Ils se sont permis d'attaquer mon expédition; mais nous les avons battus quatre fois, nous avons tué beaucoup d'entre eux, nous avons brûlé nombre de leurs villages et enlevé leurs troupeaux. ”
Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ Notre route, orientée presque vers le nord vrai, passe au pied du versant est du Donyo Erok, sur une terre aride qui se recouvre d'épaisses forêts d'acacias aux formidables épines. Les Massaï, guerriers y compris, se font de plus en plus nombreux, et nous avançons avec des précautions infinies. Après une courte étape on campe sur les berges d'un ruisseau, le Ngaré Kidenoï, où la précedente caravane avait été presque entièrement anéantie. ”
Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ Mes exclamations de dégoût furent arrêtées par des cris d'avertissement : mes hommes étendent la main dans la direction des kraals : des bandes nombreuses de guerriers arrivaient au pas de course et brandissaient leurs lances brillantes ; je bats en retraite sur ma troupe, Brahim n'oubliant pas d'emporter un gros quartier de zèbre ; mais les Massai nous ont atteints, et, plantant leurs piques en terre, ils nous ordonnent de faire halte. De leur ton le plus rogue, les el-moran demandent des explications : « Est-ce la guerre que veut l'étranger blanc? Pour eux ils sont toujours prêts! » ”
