Joseph Thomson, Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)
“ Chaque halte doit être courte, car je ne souffre pas de traînards : chacun sait, au surplus, que s'il se permet de fermer l'oeil sur un des côtés de la route, il risque de se réveiller embroché par une pertuisane massaï. Je prends mes relèvements et autres observations; je fais mordre la poussière à quelque grosse bête, buffle ou rhinocéros, et préserve la caravane en même temps que je remplis ses marmites. Certes on reconnaît le sauvage quand on voit nos hommes se précipiter sur le gibier comme des hyènes et, à coups de langue ou de couteau, se disputer les parties tendres et grasses. ”
