Résumé

Joseph Thomson Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)

Chaque halte doit être courte, car je ne souffre pas de traînards : chacun sait, au surplus, que s'il se permet de fermer l'oeil sur un des côtés de la route, il risque de se réveiller embroché par une pertuisane massaï. Je prends mes relèvements et autres observations; je fais mordre la poussière à quelque grosse bête, buffle ou rhinocéros, et préserve la caravane en même temps que je remplis ses marmites. Certes on reconnaît le sauvage quand on voit nos hommes se précipiter sur le gibier comme des hyènes et, à coups de langue ou de couteau, se disputer les parties tendres et grasses.
Source : Gallica

Joseph Thomson Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)

Il n'y a peut-être pas, dans toute l'Afrique et même en Abyssinie, de plus admirable région. Quoique à une altitude moyenne de 1800 mètres, ce n'est pas encore la montagne, mais une suite d'ondulations harmonieusement rythmées. Rien n'y manque de ce qui peut constituer les plus gracieux des paysages, massifs d'arbrisseaux fleuris, bouquets de grands arbres, traînées de forêt; tantôt on traverse un vaste parc dans les clairières duquel errent des bardes de gibier, tantôt de riches pâturages où de grands troupeaux de boeufs, chèvres et moutons plongent jusqu'au genou dans l'herbe savoureuse.
Source : Gallica

Joseph Thomson Au pays des Massaï : voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques… (1886)

On nous montra le lieu où, quelques années auparavant, et par suite de la plus futile des querelles, une caravane de Mombâz fut complètement anéantie par les Massai.
L'étape suivante nous conduit à Kékoupé, par les rivages de l'El-Meteita; de grandes surfaces du lac semblaient revêtir une teinte rosée sous la multitude de flamants qui les couvraient.
Plus mort que vif, étançonné sur l'âne plutôt comme un cadavre que comme un être vivant, on m'emporta de Kékoupé; une seule pensée courait dans mon cerveau en façon de refrain : « Arrivons au Naïvacha, le lait me guérira! »
Source : Gallica

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