Pierre d' Arlay, Choses d'Afrique : voyage d'un curieux (1892)
“ Maître, le lion! s'écria Mabrouki, qui le premier se dressa devant Robert. — Eh bien, reprit celui-ci, laisse-le venir, nous le recevrons avec un bruit plus meurtrier que celui que l'on fait là-bas. On entendait effectivement les sauvages affolés frapper des calebasses l'une contre l'autre, en essayant de produire le charivari le plus capable d'effrayer le terrible animal. Mais, en conquérant superbe, il ne se souciait guère des efforts de ces pygmées. Quoiqu'il leur volât de temps en temps quelques chèvres, le lion voulait aujourd'hui une proie plus digne de lui. ”
