Résumé

Pierre d' Arlay Choses d'Afrique : voyage d'un curieux (1892)

Maître, le lion! s'écria Mabrouki, qui le premier se dressa devant Robert.
— Eh bien, reprit celui-ci, laisse-le venir, nous le recevrons avec un bruit plus meurtrier que celui que l'on fait là-bas.
On entendait effectivement les sauvages affolés frapper des calebasses l'une contre l'autre, en essayant de produire le charivari le plus capable d'effrayer le terrible animal. Mais, en conquérant superbe, il ne se souciait guère des efforts de ces pygmées. Quoiqu'il leur volât de temps en temps quelques chèvres, le lion voulait aujourd'hui une proie plus digne de lui.
Source : Gallica

Pierre d' Arlay Choses d'Afrique : voyage d'un curieux (1892)

La bête, plus prompte que le chasseur, s'était élancée de nouveau : la balle destinée à la frapper en plein cœur ne lui brisa que la patte gauche. Alors, avec un rauquement féroce, elle tomba sur Mabel qui l'évita par un bond rapide ; l'étoffe seule de sa blouse fut arrachée, tandis que la jeune fille, fiévreuse, haletante, palpait dans l'ombre pour retrouver son fusil.
« Jetez-vous à terre, vous m'empêchez de tirer, » dit Robert, qui voyait toujours Mabel en face de lui, devant la panthère.
Source : Gallica

Pierre d' Arlay Choses d'Afrique : voyage d'un curieux (1892)

Parfois nous apercevons un crocodile endormi sur une bande de sable. Ces hôtes dangereux entraveront toujours le canotage sur les fleuves d'Afrique. Eût-on la plus poétique des villas près de ces rives fleuries, il serait impossible de se livrer aux rêveries distraites sur la terre ou sur l'onde. D'une part les fauves ramèneraient le songeur à la réalité d'une existence fort en danger sous leurs terribles griffes ; d'autre part, le nageur, livré soit au balancement du podoscaphe, soit aux agréments de la planche en pleine eau, se verrait happé ou culbuté par un crocodile ou un hippopotame.
Source : Gallica

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