Résumé

Eugène Parès Les Explorateurs français en Afrique… (1881)

On visita les armes, on se serra une dernière fois la main, et Jouffroy partit pendant que Max et Béléchasse s'occupaient de choisir un campement.
— Prudence est mère de sûreté ! murmura l'aventurier, remarquant que les naturels ne le regardaient pas d'un bon oeil. Il ne nous est pas défendu de songer à notre propre sécurité.
— Non ! fit Béléchasse en frissonnant.
A quelque distance du rivage, s'élevait une petite île mesurant tout au plus deux milles de circonférence, véritable Eden verdoyant avec ses panaches de hauts palmiers et ses buissons de fleurs odoriférantes.
Source : Gallica

Eugène Parès Les Explorateurs français en Afrique… (1881)

Tant qu'à Kanyiara, toute la journée il fut invisible. Retiré dans une case, un pot de « pommbé, » pour oreiller un sac de maïs lourd comme une enclume en guise d'édredon sur la poitrine, il savourait en égoïste le rhum qu'il avait dérobé, n'alternant les bouffées de sa pipe que par les fréquentes accolades qu'il donnait à sa chère bouteille.
— Malheureuse race, disait Georges en secouant la tête. Dites-moi un peu ce qui en résulterait si un parti d'Arabes ou de Mazitous envahissait le village?
— Ils seraient tous tués ou emmenés en esclavage, parbleu ! répondit le Gascon.
Source : Gallica

Eugène Parès Les Explorateurs français en Afrique… (1881)

Lorsqu'il est venu ici, maison, école, chapelle, tout était à créer : il a tout créé. Pour vaincre la paresse des noirs, il lui a fallu devenir tour à tour maçon, charpentier, forgeron, jardinier, que sais-je encore! Dieu a béni ses pieux efforts, et aujourd'hui, si l'Afrique peut être civilisée, ce sera par la jeune génération qui s'élève à l'ombre des murs de la Mission.
Jamais Achille Béléchasse n'avait été si heureux. Gravement, il comparait la réalité avec l'idéal créé par ses lectures, et finissait toujours par donner raison à l'un au détriment de l'autre.
Source : Gallica

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