Jérôme Becker,
La vie en Afrique, ou Trois Ans dans l'Afrique centrale…
(1887)
“ Le temps n'est plus où les Arabes allaient de la côte à Oudjiji, un bâton à la main, et où le Mouzoungou, pris pour un être surnaturel, inspirait, par sa seule présence dans une caravane, la crainte et le respect. Les démons noirs ont découvert nos points vulnérables. Ils nous ont vus souffrant, comme eux, la faim, la soif et la fièvre, malgré toutes nos richesses, impuissants à nous faire obéir de nos soldats et abandonnés par nos porteurs, réduits, enfin, à solliciter l'appui des tyranneaux indigènes, levant tribut au gré de leur caprice ou de leur avidité. ”
