Jérôme Becker

Élements biographiques

Portrait de Jérôme Becker Jérôme Becker,  La vie en Afrique, ou Trois Ans dans l'Afrique centrale… (1887)

“ Le Sultan est un petit homme, maigre et sec, aux cheveux déjà grisonnants. Rien en lui ne décèle le guerrier que je m'attendais à voir. En dépit de son nom pompeux, c'est plutôt un renard cruel et rusé, ayant fait société avec Mirambo, le véritable Lion, pour avoir sa part de curée. L'oeil, perçant et dur, est, chez lui, impénétrable et rien ne bouge dans ce visage de bronze, cuit au feu d'indomptables passions. Grand buveur de Pombé, Simba s'enivre quotidiennement aussitôt qu'il a expédié les affaires, peu compliquées, du reste, de son gouvernement. ”
Source : Gallica

Portrait de Jérôme Becker Jérôme Becker,  La Troisième Expédition belge au pays noir…

“ Cela fait, toute la bande, cette fois de belle et vaillante humeur, s'engage dans la plaine inondée, pour disparaître bientôt entre les roseaux secoués par la brise matinale et dont s'élève un bruit rauque, rappelant à s'y méprendre le rugissement du lion.
La traversée duré trois heures et s'opère avec assez de facilité, la pluie n'ayant pas encore envahi complètement la Boga de Katavi. Puis le sol s'exhausse et la végétation, gonflée de sève, reparaît verdoyante et lustrée.
Quel contraste entre les deux saisons extrêmes, le Kipoi et la Massika ! Tout était torréfié, aride, sans verdure.
”
Source : Gallica

Portrait de Jérôme Becker Jérôme Becker,  La vie en Afrique, ou Trois Ans dans l'Afrique centrale… (1887)

“ Le temps n'est plus où les Arabes allaient de la côte à Oudjiji, un bâton à la main, et où le Mouzoungou, pris pour un être surnaturel, inspirait, par sa seule présence dans une caravane, la crainte et le respect. Les démons noirs ont découvert nos points vulnérables. Ils nous ont vus souffrant, comme eux, la faim, la soif et la fièvre, malgré toutes nos richesses, impuissants à nous faire obéir de nos soldats et abandonnés par nos porteurs, réduits, enfin, à solliciter l'appui des tyranneaux indigènes, levant tribut au gré de leur caprice ou de leur avidité. ”
Source : Gallica

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