Richard Francis Burton

Richard Francis Burton

Résumé

Portrait de Richard Francis Burton Richard Francis Burton Voyage aux grands lacs de l'Afrique orientale (1862)

Dès onze heures toute la bande est en mouvement, bien qu'on soit encore loin du départ ; les ballots sont attachés aux perches, les ustensiles empaquetés, les tentes repliées, les tabourets enlevés par les porteurs et les esclaves. On s'est désaltéré, on a rempli les gourdes, et la caravane quitte le kraal. La chaleur, en passant tout à coup de l'ombre au soleil, est bien autrement sensible que dans les étapes du matin, où elle arrive par degrés. Le ciel est en flamme, le sol fume où il est tapissé d'herbe, étincelle où il est nu ; l'air embrasé vous sèche les yeux.
Source : Gallica

Portrait de Richard Francis Burton Richard Francis Burton Voyage aux grands lacs de l'Afrique orientale (1862)

Comme dans le Guzzerat et le Décan, la terre pendant les pluies n'y est qu'une fange noire et visqueuse, et le ciel disparaît sous un voile de cumulus et de nimbes violacés, qui se déchargent à flots diluviens. Où le sol est inculte, un épais matelas d'herbes grossières, roulées par le vent et l'averse, désorganisées par la vase, couvre la plaine ; un brouillard gluant et froid comme un dégel anglais vous y enveloppe, et vous-ne trouvez au milieu de cette couche d'herbe en décomposition que des sentiers linéaires criblés de trous : pistes des animaux qui ont déchiré la jungle.
Source : Gallica

Portrait de Richard Francis Burton Richard Francis Burton Voyage aux grands lacs de l'Afrique orientale (1862)

Un fourré d'épines est franchi, et nous nous trouvons en face d'une grande côte, presque droite, formée d'une terre meuble parsemée de pierres roulantes, où nous voyons nos porteurs accrochés comme des singes, et nos bêtes culbutant à chaque pas.
Tandis que nous gravissons péniblement cette pente où nous coulons avec le sol, forcés à chaque instant par la toux, la soif et la fatigue de nous coucher, le sayhah, ou cri de guerre, retentit d'une montagne à l'autre, et des files d'indigènes, armés d'arcs et de lances, affluent comme des fourmis noires, et couvrent tous les chemins.
Source : Gallica

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