Richard Francis Burton,
Voyage aux grands lacs de l'Afrique orientale
(1862)
“ Dès onze heures toute la bande est en mouvement, bien qu'on soit encore loin du départ ; les ballots sont attachés aux perches, les ustensiles empaquetés, les tentes repliées, les tabourets enlevés par les porteurs et les esclaves. On s'est désaltéré, on a rempli les gourdes, et la caravane quitte le kraal. La chaleur, en passant tout à coup de l'ombre au soleil, est bien autrement sensible que dans les étapes du matin, où elle arrive par degrés. Le ciel est en flamme, le sol fume où il est tapissé d'herbe, étincelle où il est nu ; l'air embrasé vous sèche les yeux. ”
