le capitaine Burton

Résumé

le capitaine Burton Le Tour du monde

Au détour du chemin, nous tombons au milieu d’une masse de roseaux fétides, et le sentier, perçant le fouillis des jungles, traîne ses replis tortueux vers le Myombo, qui vient des highlands du Douthoumi. En sortant d’un hallier, nous trouvons les débris d’un village ; les huttes en sont fumantes ; le sol est jonché de filets, de tambours, d’ustensiles. Deux spectres, cachés dans les broussailles, errent aux environs de ces ruines, où la veille était leur demeure, et qu’ils n’osent plus visiter : le démon de l’esclavage règne dans cette solitude qu’il a faite.
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le capitaine Burton Le Tour du monde

Après avoir fait trois longues étapes, laissé derrière elle les pauvres villages du Khoutou, salué le dernier cocotier, franchi neuf fois le lit sableux, ou traversé les eaux bourbeuses de la Mgéta, la caravane gravit le premier degré de la chaîne de l’Ousagara. Aucune voix humaine, aucun vestige d’habitation : l’infernal trafic de l’homme a fait de ces lieux un désert, où l’on n’entend que les cris et les rugissements des bêtes sauvages, la transformation du climat est cependant merveilleuse ; la force et la santé nous revenaient comme par magie.
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le capitaine Burton Le Tour du monde

Le soir, le murmure de l’eau se mêle aux soupirs de la brise, et le mugissement de la grenouille-taureau, le jappement du renard, le cri du héron nocturne retentissent de loin en loin à travers un silence d’une mélancolie indicible ; la lune répand sa douce lumière sur des collines rougeâtres ; des étoiles sans nombre scintillent au-dessus du paysage endormi ; et pour mieux faire sentir le charme de ce tableau paisible, on entrevoit la ligne fangeuse du Zoungoméro, surplombé d’un ciel morne, voilé de brume, tourmenté par le vent, inondé par des nuages qui n’osent pas approcher de la montagne.
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