Résumé

David Livingstone Dernier journal, abrégé, d'après la traduction de Mme H. Loreau… (1885)

Si le désir de connaître dans tous leurs détails les derniers moments d'un véritable grand homme a pu être satisfait ; si les derniers travaux de Livingstone fournissent aux géographes de nouveaux aperçus, de nouvelles théories, c'est à ces fidèles serviteurs que nous le devons, et principalement à Souzi et à Chouma; car, sans l'intelligence et la fermeté qui présidèrent à la marche de la caravane depuis le village de Tchitambo jusqu'à l'Océan, jamais les derniers écrits du grand voyageur ne seraient arrivés jusqu'à nous.
Source : Gallica

David Livingstone Dernier journal, abrégé, d'après la traduction de Mme H. Loreau… (1885)

Bien que, chez lui, notre guide soit habitué à manger des feuilles, il a paru blessé de ne pas recevoir de grain ni de viande; nous n'aurions pu lui en fournir qu'en lui donnant ma part. Aujourd'hui, je n'avais plus de farine; Simon m'a donné un peu de la sienne. Ce n'est pas d'avoir une nourriture désagréable qui me tourmente, c'est de n'être jamais rassasié ; je prends sur moi d'avaler ce qu'il y a de plus mauvais, et je n'y, pense plus; mais cette éleusine engendre une faim qui vous torture nuit et jour.
Source : Gallica

David Livingstone Dernier journal, abrégé, d'après la traduction de Mme H. Loreau… (1885)

Les tortures de l'Afrique rappellent ces paroles de Livingstone : « L'éducation du monde est terrible ; elle se fait ici avec une implacable rigueur depuis les temps les plus reculés » (t. II, p. 90) . Mais, lorsqu'il ajoute : « Ce que deviendront les Africains après cette effroyable leçon, c'est dans les secrets de la Providence ; mais quand Celui qui est au-dessus des plus puissants aura accompli ses desseins, ce devra être un merveilleux pays ; » la réflexion succède à la pitié.
Rien de plus pitoyable sans doute que l'état de l'Afrique même aujourd'hui.
Source : Gallica

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