Alexandre Le Roy,
Au Kilima-Ndjaro (Afrique orientale…
(1893)
“ Pendant que les autres s'enfuient de plus belle, la pauvre bête fait quelques pas, lentement et comme accablée de fatigue, puis tout doucement prend une dernière bouchée d'herbe, — telle qu'un condamné à mort, — me regarde et se couche dans la prairie. La voilà : c'est un animal superbe, un peu plus grand qu'un bœuf, mais moins gros, plus dégagé, plus élancé, plus élégant, avec une robe rouge, tachetée de blanc, des cornes droites et longues, de grands yeux noirs tout humides et, à l'endroit du cœur, une petite traînée de sang rose. ”
