Résumé

Charles Salomon L'Occupation des territoires sans maître… (1889)

En d'autres termes, pour qu'une occupation soit conforme au droit international, il faut qu'elle soit juste, c'est-à-dire qu'elle ne lèse aucun droit de souveraineté, qu'elle ne porte atteinte en aucune façon au droit d'autrui. Il en sera ainsi lorsque l'État s'établira dans une île complètement déserte, dans l'insula nata dont parie Justinien. Pour la faire tomber sous sa souveraineté il n'a qu'un seul moyen à sa disposition : en prendre possession, l'occuper. L'occupation est en effet le seul mode originaire d'acquisition de la souveraineté.
Source : Gallica

Charles Salomon L'Occupation des territoires sans maître… (1889)

Mais si nous supposons que le territoire est la demeure d'une peuplade, d'une tribu, d'une horde sauvages ou à moitié civilisées, ayant un commencement, si rudimentaire et imparfait soit-il, d'organisation politique, nous disons que ce territoire n'est pas un territorium nullius, qu'il ne peut pas être l'objet d'une occupation pure et simple ; mais nous ajoutons qu'il pourra faire l'objet d'une espèce d'occupation dont le trait caractéristique sera la conclusion préalable d'un contrat ou d'un traité, le mot importe peu si la chose importe beaucoup, constatant le consentement des indigènes.
Source : Gallica

Charles Salomon L'Occupation des territoires sans maître… (1889)

L'État peut, en effet, dans toute l'étendue de mer située le long de la côte et que l'on désigne sous le nom de mer territoriale, faire sentir d'une manière durable qu'il exerce une souveraineté réelle et effective. L'occupation d'une île ou d'une côte comporte acquisition de la souveraineté non seulement sur l'île ou sur la côte, mais encore sur toute la portion de la mer commandée par les canons montés à terre et sur les autres îles ou îlots qui peuvent être situés dans ces limites.
Source : Gallica

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