Résumé

Louis Huÿn de Vernéville De l'Occupation comme mode d'acquisition de la propriété… (1892)

Nous admettons de même, comme parfaitement légitime, l'occupation de contrées habitées par des hordes sauvages vivant à l'état tout à fait rudimentaire. Ici encore nous nous trouvons en présence d'un droit de propriété privée, digne de respect, mais c'esttout. Il est impossible de reconnaître à des peuplades qui n'offrent même pas l'apparence d'une société politique un droit de souveraineté territoriale, et les arrangements conclus avec elles ne porteront que sur l'acquisition du sol à titre privé; l'occupation reste le seul mode d'acquérir la souveraineté sur ces contrées.
Source : Gallica

Louis Huÿn de Vernéville De l'Occupation comme mode d'acquisition de la propriété… (1892)

Tel est notre avis, et il nous semble impossible de faire justice en meilleurs termes de ce prétendu droit de la civilisation. Si celle-ci est un bien, la liberté et l'autonomie sont un bien plus précieux encore pour un peuple. Que les Etats, qui désirent vraiment l'amélioration des races inférieures, envoient vers elles des missionnaires ; en se présentant avec des paroles de conciliation et de paix, ils feront plus pour la cause de la civilisation que les expéditions armées de tous les engins les plus meurtriers et s'ouvrant la route à la façon des conquérants.
Source : Gallica

Louis Huÿn de Vernéville De l'Occupation comme mode d'acquisition de la propriété… (1892)

La propriété exige toujours le même respect, qu'il s'agisse de la propriété des Etats ou de celle des particuliers; en droit des gens comme en droit privé, l'occupation ne peut donc s'appliquer qu'à des biens vacants et sans maître, à des res nullius. Est-ce à dire que son domaine soit semblable dans ces deux branches du droit et que l'expression res nullius reçoive la même acception, suivant que l'occupation a pour sujet un Etat, ou un particulier?
Source : Gallica

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