Résumé

Louis Jozon L'État indépendant du Congo, sa fondation… (1900)

De même qu'en 1815, les puissances avaient décidé du sort de la Belgique, de même en 1830 pour les besoins de l'équilibre européen, elles en formaient un royaume indépendant. C'est aux puissances qu'elle doit la vie. Cette vie lui a été donnée sous certaines conditions qui répondaient au but auquel les puissances la destinaient. Ce but, c'était d'en faire un État-tampon propre à empêcher tout agrandissement de la France ou de la Prusse vers le Nord, et non content de créer la Belgique, elles se saisireut de tous les détails de la question.
Source : Gallica

Louis Jozon L'État indépendant du Congo, sa fondation… (1900)

L'Acte général est l'œuvre de la diplomatie; c'est, dans ses clauses principales, un type nouveau de législation coloniale sous la forme d'un traité de commerce universel. Les traités qui reconnaissent l'Association internationale et déterminent ses limites, sont, d'autre part, le produit des négociations séparées; ils aboutissent à la fondation d'un nouvel État, constitué dans des conditions uniques, étendant sur un territoire immense l'action d'une souveraineté naissante mais protégée par le caractère international inhérent à son origine.
Source : Gallica

Louis Jozon L'État indépendant du Congo, sa fondation… (1900)

« Lorsque la contrée qui ne fait partie d'aucun État est possédée par des tribus barbares, ces dernières ne peuvent pas être expulsées par les colons des nations civilisées ; on les laissera émigrer en paix et l'on fournira un dédommagement équitable. L'État colonisateur a le droit d'étendre
sa souveraineté sur le territoire occupé par des peuplades sauvages pour favoriser la civilisation et l'extension des cultures. »
La plupart des nations qui se sont jetées sur l'Afrique en ce siècle, n'ont pas recherché si ce qu'elles faisaient était d'accord ou non avec le droit international.
Source : Gallica

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