Résumé

Aug Ribère Les Occupations fictives dans les rapports internationaux (1897)

Un territoire protégé ne sera point, à leurs yeux, absolument perdu pour elles, comme s'il était devenu la propriété d'un tiers. Et les indigènes eux-mêmes se soumettront plus facilement à un régime qui, soi disant, les protège, tout en leur laissant leur autonomie, leurs coutumes, leur liberté. Bien plus, le traité de protectorat sera à leurs yeux comme la sanction de leur autorité et de la puissance de leurs chefs, puisque les blancs, qui auraient pu les soumettre, ont préféré traiter.
Source : Gallica

Aug Ribère Les Occupations fictives dans les rapports internationaux (1897)

Enfin, le chef qui traite n'est souvent qu'un nomade, la tribu n'est que simplement de passage sur le territoire dont, néanmoins, il cède la souveraineté. Peut-on se prévaloir d'une telle cession, qui investit le cessionnaire de droits que le cédant n'a jamais eus?
La forme dans laquelle les indigènes donnent leur consentement au traité, par l'apposition d'un signe, d'une simple marque, sorte de signature, n'est pas assez de nature à frapper leur imagination, et à leur donner une idée de l'importance de l'acte qu'ils accomplissent.
Source : Gallica

Aug Ribère Les Occupations fictives dans les rapports internationaux (1897)

Si un État veut coloniser, il faut qu'il assume les charges qui sont la contre-partie des avantages qu'il tirera de ses colonies. S'il désire acquérir un droit exclusif, absolu, à l'égard des autres nations qui, elles aussi, colonisent, il devra remplir les conditions exigées pour rendre vaines les réclamations et les difficultés qu'elles ne manqueront pas de soulever.
Un État qui se rend maître, et qui prétend le rester, d'un territoire qui peut être l'objet des convoitises des nations rivales, a, sinon des devoirs à remplir, tout au moins des droits à respecter.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature