Résumé

François Iché Le Statut politique et international du Laos français… (1935)

A la cité, remonte la différentiation entre les deux sociétés : l'orientale et l'occidentale. Dans la cité, l'homme n'obéit pas à un maître individuel et personnel, un chef, mais à la patrie, être collectif; ce que la cité fut pour les Anciens, la nation l'est pour les modernes en Occident. La nation est bien plus étendue et plus complexe, mais c'est exactement comme la cité une patrie, un être collectif. Le sentiment national dans l'Etat occidental est né dans la cité, c'est là qu'il a contracté des liens géographiques avec le sol.
Source : Gallica

François Iché Le Statut politique et international du Laos français… (1935)

Comment, en effet, dire avec la Cour de Cassation que la ratification est nécessaire pour rendre un traité définitif, non pour lui donner force obligatoire ? Un traité peut-il être obligatoire avant d'être définitif ? Le pouvoir donné par des chefs d'Etat à leurs ministres de négocier des traités relatifs à des intérêts nationaux vastes et compliqués ne peut raisonnablement être assimilé à celui conféré par un individu à son mandataire de contracter avec un autre en son nom sur de simples affaires privées.
Source : Gallica

François Iché Le Statut politique et international du Laos français… (1935)

Au cas de dépossession violente et d'envahissement au mépris des droits antérieurs d'un Etat, l'envahisseur n'acquiert pas immédiatement le domaine du sol violemment possédé. Il n'y a qu'un simple état de fait. Mais, si aucun règlement n'intervient, si cet état de fait se prolonge et se continue pendant un grand nombre d'années, ne faut-il pas admettre, en droit international public, comme dans le droit civil privé, qu'au bout d'un certain laps de temps, le fait persistant est générateur du droit ?
Source : Gallica

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