Résumé

Henri d' Orléans Une Excursion en Indo-Chine, de Hanoï à Bangkok… (1892)

DE HANOI A BANGKOK.
On peut dire du Laos, en étendant son nom à la région que traverse le Mékong, de la frontière du Cambodge à celle de Chine, qu'il est actuellement la clef de la question d'Extrême-Orient; c'est derrière le masque du Laos que les Anglais cherchent à nous couper les voies de pénétration en Chine et à nous devancer sur le grand marché du Céleste-Empire... (et ils marchent à grands pas) . La question est brûlante, complexe, difficile à résoudre diplomatiquement dans un pays où chacun peut, avec justesse, invoquer des droits
Source : Gallica

Henri d' Orléans Une Excursion en Indo-Chine, de Hanoï à Bangkok… (1892)

Nous ne devons pas oublier que la piraterie a été la plaie endémique du Tonkin avant notre venue, que nous sommes dans un pays montueux, coupé, broussailleux, rocheux, difficile, en présence de douze millions d'hommes, et que nous n'y sommes que depuis six ans. Si nous nous reportons aux efforts que nous avons dû faire, aux soldats que nous avons sacrifiés, à l'argent qu'il nous a fallu employer, et pendant de longues années, en Algérie, nous reconnaîtrons que nous ne sommes pas au Tonkin dans une position anormale.
Source : Gallica

Henri d' Orléans Une Excursion en Indo-Chine, de Hanoï à Bangkok… (1892)

En résumé l'avancement du Siam sur le littoral cambodgien serait dangereux et menaçant pour notre colonie de Cochinchine, paralyserait tout à fait nos moyens de défense maritime dans le golfe de Siam, enfin établirait un autre pouvoir européen qu'il n'est pas difficile de soupçonner, en face de nos côtes, dans le seul bon mouillage du golfe.
Pour éviter de tels dangers, il suffit au département des affaires étrangères de conserver une attitude ferme vis-à-vis de nos voisins, et s'il ne veut pas redemander ce qui nous est dû, au moins de ne pas céder ce que nous avons.
Source : Gallica

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